Objectif subjectif #3 La jungle de la motorisation électrique

Re-bonjour les gens, bienvenue dans Objectif Subjectif, le retour de la vengeance du jumeau caché. Aujourd’hui on attaque un sujet sérieux sur lequel il n’y pas de vérité absolue, je profite donc de cette tribune pour donner mon avis… La motorisation des débutants!

Vous le savez sûrement, je suis impliqué dans la vie d’un club de modélisme de la région genevoise et souvent les gens nous demandent conseil sur l’achat de matériel, ce qui est aussi le rôle d’un club. Entre faire marcher les commerces locaux et trouver de bonnes affaires, plongée dans le monde des variateurs électroniques et des moteurs qui montent à 100km/h (c’est écrit sur la boite) 🙂

Le cas des RTR

Le commerce de l’auto-modélisme se divise en deux catégories très claires: le loisir et la compétition. Plus encore que dans d’autres sports/hobbies, le matériel est différent, mais également le prix et la qualité. Rares sont les magasins pouvant vivre du commerce de compétition, c’est un marché de niche, peuplé de gens qui s’y connaissent et qui cherchent le meilleur rapport disponibilité/prix à coup de google et de traducteur chinois automatique.

Le contraste est encore plus violent au niveau des boites. Les kits loisirs, souvent en RTR, bénéficient d’un graphisme léchée avec mentions colorées et accrocheuse (85km/h!, 2 vitesses!) alors que le matériel de compétition sort de boites ultra-sobres, la plupart du temps, noires et mates. Au sujet de la motorisation, il existe là-aussi des différences flagrantes: Soit la motorisation est le puissant argument de vente, soit c’est un composant sur lequel on a voulu économisé.

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53km/h, incroyable!

Quoi qu’il en soit, le moteur n’est jamais adapté à la compétition, que ce soit dans les catégories d’élites ou de débutants. Il est alors compliqué pour l’acheter de venir à sa première course et de trouver sa place au milieu des différents règlements.

Les différents types de motorisation

A tout seigneur, tout honneur, commençons par l’honorable Mabushi 540. Moteur de prédilection de Tamiya, il accompagne (presque toujours) les kits du fabricant japonais.

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Mabushi-san!

C’est un moteur à charbons, scellé donc jetable. Ces performances sont honorables et son prix tout rikiki (si on cherche bien on le trouve à 9CHF neuf!). Il est parfois couplé à un variateur TBLE-02 de chez Tamiya qui permet de passer au brushless par la suite. Avec ce genre de moteur, vous pouvez espérer toujours les 30 km/h, mais surtout vous pourrez faire vos armes sans tout exploser dans le balisage. Or de la Tamiya-Cup, ce moteur n’est jamais utilisé en compétition, ce qui veut dire que si vous avez acheté votre modèle avec lui dedans, il faudra le changer (sauf si une catégorie débutant existe comme au genevamodelcars).

Dans les kits RTR de chez HPI ou Traxxas, on trouvera plutôt de moteurs à charbons plus puissants, des 15T ou des 12T, qui transforment votre première voiture en missile incontrôlable. Alors évidemment c’est plus sympa, ça va plus vite, mais au final ce n’est pas vraiment une aide, c’est un peu comme apprendre à conduire sur une Dodge Viper.

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On trouve également des moteurs brushless divers et variés. Là-aussi, c’est une vaste jungle, les tours/min ne se calculant pas du tout de la même manière. Une équivalence est possible, la grande partie des moteurs brushless ont une puissance équivalente en moteur à charbons (brushed). Généralement, on dit

[Bobinage moteur à charbons] = 2 x [Bobinage moteur sans charbon]       

Cette règle n’a qu’une valeur indicative pour permettre de s’y retrouver dans l’offre pléthorique, mais certains moteurs brushless, dits Delta, échappent à cette règle, méfiance donc.

La motorisation en compétition

Les règlements varient en fonction des clubs et des courses mais on va essayer de rester simple et local. Dans la région de Genève, les différents championnats locaux font la promotion d’une motorisation basée sur un moteur brushless 13.5T avec timing variable. Le timing variable est une fonction avancée du variateur électronique, qui permet d’utiliser un moteur de manière optimale. Tous les variateurs brushless ne prennent pas cette fonction en charge, mais il peut être avantageux lors d’un premier achat d’en tenir compte, cela aura un effet sur les dépenses futures. Entre moteurs et variateurs dits “de compétition”, là aussi des centaines de modèles disponibles avec des valeurs obscures de résistance internes, de puissance en pointe et j’en passe.

Pour simplifier la chose je vous propose de prendre quelques combinaisons, histoire d’y voir plus clair…

Le très-haut-de-gamme, pour être tranquille toute sa vie!
  • Hobbywing XR10 Pro 160A
  • Hobbywing G2/G3 13.5T

Cette paire-là, c’est le top du top, le feeling est incroyable, la flexibité de programmation impressionante. Vous ne serez pas déçu, c’est certain. Maintenant la qualité à un prix et il faudra sortir près de 350CHF pour qu’ils soient vôtres, sans compter l’interface de programmation…

Le haut-de-gamme alternatif
  • SkyRC TS160A
  • SkyRC Ares 13.5T

Encore du matériel de compétition, d’une marque un peu moins connue mais qui reste très fiable pour la compétition. Le prix est un peu plus raisonnable, on trouve cela autour de 210CHF.

Le milieu-de-gamme
  • Hobbywing Quicrun 120A
  • Hobbywing Quicrun 3650

Retour chez Hobbywing, pour cette paire très intéressante formée du top du top des variateurs de la marques d’il y a quelques années (une ré-édition du fameux 2.1 120A pour les connaisseurs) et d’un moteur à cage économique. Une paire assez difficile à trouve en magasin en Suisse, mais qu’on peut trouver sur eBay pour moins de 100CHF.

L’entrée-de-gamme

Pas de solution ici, il y a bien des solutions chinoises très peu chères, qui semblent intéressantes mais faire fumer son modèle après la première course est une chose qui est vraiment décourageant. Donc, mon conseil pour l’entrée de gamme, gardez ce que vous aviez avec la voiture, économisez un peu plus et prenez du milieu de gamme.

Comme vous l’avez compris, j’ai limité mes recommendations à 3 paires (on dit également “combos”), il existe plein d’autres marques dont les variateurs sont intéressants, puissants et souvent hors de prix: Tekin, Orca, Maclan, LRP, etc. L’idée ici était de vous recommander quelque chose de fiable et facile d’accès.

Conclusion

J’espère que vous y voyez un peu plus clair maintenant.

4 thoughts on “Objectif subjectif #3 La jungle de la motorisation électrique

  1. dani caiazza

    il manque le verbe de la deuxième ligne…..

    • jonathan.porta

      C’est corrigé merci!

  2. VEDEL THIERRY

    Bonjour,
    Je viens de recevoir mon esc Sky rc Toro 160A.
    Apres avoir fait les réglages, je constate qu’en full gaz le moteur vibre, avec legement moins de gaz il tourne rond.
    Quand je retire le câble pour le sensor il tourne parfaitement rond à tous les régimes.
    As tu une piste pour m’aider à trouver une solution ?
    Merci.
    Thierry

    • jonathan.porta

      Le TS160 est un variateur a timing variable, c’est donc tout à fait normal que le moteur tourne plus vite lorsque le sensor est connecté. Lorsque celui-ci est absent, le timing dynamique ne s’applique pas et le moteur tourne moins vite.

      Il est normal également qu’un moteur tournant dans le vide génère des vibrations. Je te déconseille d’ailleurs de le faire tourner à vide ou dans la voiture mais en l’air. De quel moteur s’agit-il? Est-ce qu’il a du jeu lors que tu bouges l’axe a la main (il doit en avoir mais seulement dans le sens de l’axe)?

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